Défoncé, titubant dans la classe. Je plane de table en table, tenant le stylo du bout des doigts. Je suis loin de vous, loin de tout. La prof la vu, elle essaye de me faire descendre de mon nuage : "Mais vous faites rien vous ! Vous êtes complétement ailleurs." Boum en plein dans le mille, la phrase resonne dans ma tête, la réponse se fait attendre. Tout est beau, tout est bien. Aucune rebellion, je ne réponds pas; je sourie d'un genre "moi-aussi-ca-me-dépasse-faut-pas-m'en-vouloir".  

J'ai besoin de cette merde pour vous supporter,vous aimer un peu plus et vous detester un peu moins. Une bouffée et la vie devient soudain plus facile, la réalité est a présent moins réelle. La fumée prend la forme de son visage, notre relation devient supportable. Robin n'est plus un fardeau, il apparait comme une fumée légère et inoffensive.

La chose a arrêtée de me faire des trous dans la tête. Ce mal de crâne a disparus, comme tuer par la resigne. Degoulinant sur moi comme un antidote me protégeant de ses histoires qui, chez moi, tourne jamais rond. Me transpercant comme pour mieux me protégé du monde, du mal en me recouvrant afin que je ne puisse plus me nuire. 

 

 

joint[1]